Varna à première vue
Le voyage invite incontestablement à la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles villes, d’une nature différente. C’est ce qui fait sans doute le charme du voyage : se sentir dépaysé.
Nous avons envie de pouvoir décrire nos premières impressions sur les endroits que nous visitons avant que ces derniers ne deviennent trop familiers. C’est ce que nous allons faire avec Varna, ville de bord de mer bulgare et surnommée la Perle de la Mer Noire.
L’une des premières choses que nous pouvons remarquer quand nous nous promenons dans Varna, c’est la variété architecturale. Le neuf côtoie l’ancien. Nous pouvons déceler trois types d’architecture entourant la cathédrale principale de Varna. Premièrement, il y a les bâtisses datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Une architecture à la fois romantique (à prendre au sens propre du terme), haussmannienne pouvant rappeler certains bâtiments parisiens. La seule différence réside dans la diversité des couleurs qu’offrent ces bâtiments. Le théâtre – opéra est de couleur rouge, d’autres sont bleus, d’autres jaunes. Deuxièmement, nous trouvons des immeubles que l’on pourrait qualifier de type « communiste ». Certains quartiers, notamment de la périphérie, sont uniquement composés de ces barres d’immeubles cubiques de couleur beige ou grise. Ces bâtiments, datant des années 70, nous semblent paradoxalement extrêmement anciens et nous pouvons nous demander s’ils ne vont pas s’écrouler d’un moment à l’autre. Dernièrement, Varna se renouvelle et construit de nouveaux bâtiments, qu’ils soient en centre-ville ou en périphérie. Ces bâtisses peuvent être de simples immeubles ou des hôtels. Mais ce qui étonne à première vue, c’est la diversité qui existe au sein même de ce type architectural. Ces bâtiments sont souvent colorés, parfois même multicolores. Certains d’entre eux offrent une originalité architecturale sans nom. Nous avons parfois la sensation de nous promener dans un décor de cinéma.
Varna, par sa pluralité architecturale ne peut pas laisser indifférent. Nous pouvons nous plonger dans différentes atmosphères. Tout dépend du quartier dans lequel on se promène mais toujours est-il que notre vue est comblée.

Entrée principale du théâtre.
À l’approche des beaux jours, Varna devient une ville où il fait bon se promener. La ville éclot et s’ouvre contrairement à l’hiver comme disent les bulgares. Les gens flânent chaque jour de la semaine. Les nombreuses terrasses de café sont en général remplies et les varniotes (habitants de Varna) ne se pressent pas. Parfois, au détour d’une rue, nous avons l’agréable surprise de pouvoir sentir une multitude d’odeurs différentes. Certains arbres dégagent un parfum naturel de jasmin. Puis, dans une autre rue, nous aurons l’agréable surprise de sentir la viande grillée, à point. De plus, si l’on se promène sur le port, nous verrons bon nombre de restaurants et la senteur du poisson et différents fruits de mer nous éveillerons les papilles. Il ne faut donc pas oublier que Varna est une ville maritime et portuaire et que, surplombé par un gigantesque jardin, cette ville nous offre une promenade maritime allant du port industriel jusqu’aux plages en passant par les nombreux restaurants cités précédemment ainsi que les bars et boîtes de nuits. S’y promener et entendre les différentes musiques sont une invitation au voyage. Violon, clarinette, accordéon, groupe folklorique etc.

Entrée du Jardin maritime.
Quand on découvre Varna, nous sommes plongés dans une ville à la fois touristique et atypique. Touristique à cause de l’amoncellement d’hôtels surplombant la plage, hôtels poussant comme des pâquerettes. La ville est en contradiction. A la fois construite et détruite. Un trottoir peut être en excellent état tandis qu’il sera détruit la rue suivante. Comme déjà dit, le neuf côtoie l’ancien. Les jeunes côtoient les anciens au sein de la ville. Les gens donnent l’impression de savoir vivre ensemble et on ne se sent pas en insécurité. La ville sait garder un charme, le charme bulgare d’une ville de bord de mer.
L’auteur du texte Lucile Hervéou est étudiante à l’Université d’Avignon, actuellement en stage à Varna auprès du magazine d’information en ligne Urban-mag.com.
Photographies par Lucile Hervéou.







